Le débat sur le respect de la Constitution en lien avec un 3e mandat du Président de la République Alassane Ouattara fait rage en ce moment en Côte d’Ivoire. Ce débat nous ramène justement à l’intervention de Laurent Gbagbo à la Cour pénale internationale (CPI) le 2 février 2013. Dans son intervention, l’ancien chef d’Etat de 2000 à 2010 a en effet abordé la question de la nécessité du respect de la Constitution qui pour lui est un élément fondamental de la démocratie.

« (…) Nos pays, nos Etats, et ce sera mon dernier point, sont fragiles. Et chaque fois qu’un chef d’Etat européen ou occidental me disait faites la démocratie en Afrique, je lui disais, nous avons besoin de la démocratie pas parce que vous le dites, mais parce que nous-mêmes nous en avons effectivement besoin pour construire nos Etats », avait-il rappelé.

Avant de souligner : « La démocratie, c’est le respect des textes, à commencer par la plus grande des normes en droit, qui est la Constitution. Qui ne respecte pas la Constitution n’est pas démocrate. Je souhaite que tous les Africains qui me soutiennent, qui sont dans leurs pays en train de manifester, tous ces Africains-là, qu’ils comprennent que le salut des Etats africains, c’est le respect de la Constitution que nous nous donnons et des lois qui en découlent. »

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